Stenay Environnement
Il en était le président. Un chantier d'insertion, deux équipes, espaces verts et bâtiment, dix-huit emplois à temps plein pour des gens que le marché du travail avait laissés au bord de la route.
En mémoire de
1968 - 2026
Maire de Stenay, conseiller départemental de la Meuse, président de la Communauté de communes du Pays de Stenay et du Val Dunois
Directeur de pépinière d'entreprises, maire, conseiller départemental, président ou administrateur d'une dizaine d'associations : partout où il est passé, c'était pour les autres.
Stéphane nous a quittés le dimanche 9 août 2026, à son domicile, à Stenay. Il avait 57 ans, dont dix-sept passés à être le maire de cette ville, et plus de trente au service de la Meuse tout entière : le canton, la Codecom, le Département, et la longue liste des associations dont il tenait la barre.
Cette page n'est pas un faire-part. C'est un endroit ouvert, fait pour que chacun puisse déposer ce qu'il a envie de dire : un souvenir, une anecdote, un merci, une photo qu'on avait oubliée, une histoire qui le fera sourire là où il est.
Parce que Stéphane, ce n'était pas seulement un maire. C'était quelqu'un qui décrochait son téléphone, qui venait, qui restait après la réunion, qui connaissait les prénoms. Quelqu'un qui a tellement rempli sa vie des affaires des autres qu'il n'a jamais pris le temps d'en construire une pour lui. Il n'a pas eu d'épouse, pas d'enfants. Il avait une ville, une vallée, des associations, des amis. Il nous avait, nous.
De Nancy à Stenay, et puis plus jamais ailleurs.
Au-delà des mandats, tout ce qu'il présidait, souvent sans que personne le sache.
Il en était le président. Un chantier d'insertion, deux équipes, espaces verts et bâtiment, dix-huit emplois à temps plein pour des gens que le marché du travail avait laissés au bord de la route.
Président pendant plus de quinze ans. Plus de cent élèves, un directeur, six professeurs. Il s'était battu plusieurs fois pour qu'elle passe les caps difficiles et continue d'exister.
Il l'avait dirigée, puis présidée. Accueillir, orienter, accompagner ceux qui se lancent : c'était son premier métier et il ne l'a jamais vraiment quitté.
Président du conseil d'administration, de droit en tant que maire, mais présent bien au-delà de ce que le droit exige.
Premier vice-président de l'un et de l'autre. Il passait son temps à faire travailler ensemble des gens qui ne se parlaient pas.
Administrateur, pour que les dispositifs arrivent jusqu'aux jeunes d'ici et pas seulement jusqu'aux villes.
Président du Comité départemental à l'époque où Verdun a accueilli la semaine fédérale. C'est lui qui a signé à Maastricht, en 2014, l'entrée de la Meuse dans la véloroute qui suit le fleuve de sa source à son embouchure.
Il y représentait le Département. Le tourisme, les entreprises, le foncier : les leviers dont on ne parle jamais mais sans lesquels rien ne se fait.
Passionné de football, qu'il a pratiqué ici. Et présent, souvent en simple membre de bureau, dans une longue liste d'associations dont personne n'a jamais fait le compte exact.
J'ai fait les sites de ses deux campagnes. On a passé des soirées à choisir des photos, à réécrire des phrases, à se demander si tel mot passerait. Je l'ai vu travailler de près, et je n'ai jamais réussi à le prendre en flagrant délit de calcul. Il croyait vraiment à ce qu'il faisait.
Stéphane était un ami fidèle. De ceux qui ne disparaissent pas quand ça devient compliqué. Et un serviteur de l'État au sens le plus simple et le plus noble du terme : quelqu'un pour qui la chose publique passait avant la sienne, tout le temps, sans jamais en faire une vertu.
Ce site est ma façon de lui rendre ça. Il est ouvert à tous ceux qui veulent y ajouter leur voix.
M@nu
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